Le BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur) est souvent la première porte d’entrée vers l’animation et l’encadrement de jeunes. Très recherché pour les jobs d’été, les centres de loisirs ou les colonies, il représente cependant un coût non négligeable pour de nombreux candidats.
Heureusement, il existe en France de nombreux dispositifs publics et privés pour financer tout ou partie du BAFA. Avec une bonne stratégie, il est possible de réduire fortement le reste à charge, voire d’obtenir une prise en charge quasi complète.
Combien coûte réellement le BAFA ?
Le BAFA se déroule en trois étapes :
- une session de formation générale
- un stage pratique en structure
- une session d’approfondissement ou de qualification
Le coût dépend de l’organisme de formation et du format (internat, demi-pension, externat). En moyenne, il faut compter entre 600 € et 1 200 € pour l’ensemble du parcours, parfois davantage pour certaines qualifications (surveillance de baignade, voile, etc.).
C’est ce budget qu’il faut chercher à couvrir par différentes aides cumulables.
L’aide nationale de la CAF : la base du financement
La CAF propose une aide nationale forfaitaire de 200 € destinée à financer la session d’approfondissement ou de qualification (3e étape du BAFA).
Cette aide est accessible sans condition de ressources, concerne tous les jeunes allocataires ou enfants d’allocataires, et doit être demandée dans un délai de trois mois après l’inscription à la session concernée.
C’est la seule aide nationale automatique, et elle constitue souvent la première brique du financement.
Les aides locales : souvent les plus intéressantes
En complément de l’aide nationale, de nombreuses CAF proposent des aides locales supplémentaires dont le montant varie selon les départements. Certaines peuvent aller jusqu’à 150 €, 300 € voire plus.
Par ailleurs, beaucoup de collectivités territoriales soutiennent activement le BAFA :
- conseils départementaux
- communes
- intercommunalités
- régions
Ces aides peuvent être versées directement au candidat ou à l’organisme de formation. Dans certains départements, elles constituent le principal levier financier.
Les réseaux Info Jeunes et les services jeunesse des mairies sont souvent les meilleurs points d’entrée pour identifier ces dispositifs.
La MSA pour les jeunes relevant du régime agricole
Si vous ou vos parents dépendez de la MSA (Mutualité Sociale Agricole), certaines caisses proposent également des aides BAFA. Les montants et conditions varient selon les territoires.
Dans certaines régions rurales, ces aides sont parfois plus élevées que celles de la CAF.
Les missions locales et dispositifs “engagement”
De nombreuses missions locales proposent des dispositifs spécifiques pour les jeunes de 16 à 25 ans :
- aides financières en échange d’un projet d’insertion,
- accompagnement professionnel,
- parfois financement conditionné à un engagement citoyen (bénévolat, animation locale).
Ces dispositifs sont particulièrement intéressants pour les jeunes sans ressources ou en recherche d’emploi.
Les employeurs : la meilleure solution quand elle existe
De nombreuses structures recrutant des animateurs acceptent de financer tout ou partie du BAFA :
- mairies
- centres de loisirs
- associations
- organismes de colonies de vacances
En échange, elles demandent souvent un engagement à travailler pendant une ou plusieurs périodes (vacances, mercredis, séjours).
C’est la solution la plus rentable : certains candidats passent leur BAFA quasiment gratuitement.
France Travail (ex Pôle emploi)
Pour les demandeurs d’emploi, le BAFA peut être financé s’il s’inscrit dans un projet professionnel cohérent (animation, tourisme, encadrement sportif, etc.). Le financement dépend du dossier et de la validation par le conseiller.
Le BAFA est un investissement rapidement rentable : il permet de travailler dès 16 ans, offre de nombreux débouchés saisonniers et constitue une première expérience professionnelle très valorisée.
Son coût ne doit pas être un frein. Grâce aux aides de la CAF, des collectivités, des missions locales et des employeurs, il est aujourd’hui possible de financer une grande partie (voire la totalité) de la formation.
La clé est simple : anticiper, se renseigner localement et cumuler les dispositifs.







